3 raisons de pitcher avec les yeux

Loin des yeux, loin du pitch : impossible de bien pitcher sans regarder vos interlocuteurs. Lors d’une prise de parole, ce n’est pas seulement votre voix qui parle mais votre corps tout entier, à commencer par votre regard. Ce dernier, loin d’être un détail, est un outil fondamental de conviction.

En voici 3 raisons de pitcher avec les yeux :

1. Rendre votre public captif

Le regard, c’est la première chose qui donnera à votre public la sensation que vous êtes engagé. Que vous êtes là, connecté avec lui. Et tellement connecté qu’il ne pourra que l’être lui aussi avec vous. Vos yeux vont permettront de voir… et d’être vu. Vous trouveriez mal poli de regarder ailleurs lorsque quelqu’un s’adresse à vous, non ? C’est pareil lorsque vous pitchez !

Regarder un interlocuteur dans les yeux est une manière douce de l’obliger à se concentrer sur vous et non sur la mouche qui vole dans la pièce. Une manière de le rendre captif de votre histoire. Une manière de l’extirper de la contemplation de son smartphone et d’éviter qu’il n’y replonge. Croire que, parce qu’ils vous entendent, vos interlocuteurs n’ont pas besoin d’être regardés, est une erreur. Il ne faut pas se reposer sur la seule efficacité de sa voix.

Cela dit, le regard va beaucoup plus loin : une fois le stade de la capture dépassé, vos yeux plantés dans ceux de votre interlocuteur sont la manifestation de votre intérêt.

2. Montrer à votre auditoire que vous vous intéressez à lui

Le regard, finalement, est une forme de respect. Regarder l’autre, c’est lui montrer que vous reconnaissez son existence et appréciez sa présence. D’ailleurs, lorsque vous voulez témoigner de votre inimitié à quelqu’un, vous avez tendance à éviter soigneusement son regard. C’est une manière de dire : “tu n’existes pas pour moi, je ne reconnais pas ta légitimité”. En ce sens, le regard est un don, une marque d’intérêt sincère.

Une manière aussi de vérifier que votre auditoire suit bien ce que vous êtes en train de dire. Et donc de vous adapter, de rebondir au moment où vous notez dans ses yeux une perte de sens. Si vous regardez vos pieds, ou vos slides, ou vos notes, votre public pourra se retrouver perdu sans que vous vous en rendiez compte… ou au bout de dix longues et pénibles minutes. Et croyez-moi, ce n’est pas comme cela que vous allez marquer les esprits !

Autre argument, et pas des moindres : éviter “l’eye contact”, c’est faire comme si vous n’assumiez pas vos paroles. Comme si vous mentiez. Ce qui, j’imagine, n’est pas vraiment l’image que vous souhaitez donner…

3. Transmettre des émotions à vos interlocuteurs

“Les yeux sont le miroir de l’âme”, dit le dicton, et le regard est en effet une manière très efficace de transmettre des émotions. Essayez de faire l’exercice : si vous regardez une personne sans parler mais en vous plongeant profondément dans une émotion, cette personne a toutes les chances de deviner l’émotion que vous avez souhaité faire passer. Même si c’est un parfait inconnu.

Juste par les yeux, vous pouvez deviner si une personne est indignée, abattue, effrayée ou au contraire excitée. Les yeux parlent, en somme, et participent ainsi de votre storytelling. Un pitch est une histoire, et une histoire a besoin d’émotions qui viennent renforcer la puissance des faits. Attraper le regard de votre public, c’est le toucher au cœur, et pas seulement à la tête.

Et en pratique ?

Évidemment, l’objectif n’est pas de vous reposer sur une seule et unique personne mais de regarder chacun de vos interlocuteurs (s’ils sont peu nombreux) ou de donner l’impression à toutes les personnes assises dans la salle que vous les avez regardées. Pour cela, il suffit de choisir cinq cibles équitablement réparties géographiquement, et de donner à chacune un temps de regard cohérent avec les unités de sens de votre discours.

En d’autres termes : ne changez pas machinalement de cible à chaque virgule ou à chaque fin de phrase, vous aurez l’air d’un arroseur automatique. Tentez plutôt de ressentir à quel moment votre regard a suffisamment porté pour imprimer sa marque, sans pour autant devenir gênant. Tout est une question de timing et d’intuition.

Autre exercice : entraînez-vous à votre pitch en prétendant que vous êtes aphone. Parlez, mais sans le son : cela vous permettra d’activer tout votre corps et de rendre votre regard beaucoup plus expressif. Vous serez alors surpris de constater que même sans la voix, vous parvenez à faire passer votre message.

Voilà pour le regard, donc, et ces quelques conseils à suivre les yeux fermés (c’est vrai, elle était facile…) !

SYNTHÈSE :

Le regard, atout conviction

A. Capter et capturer votre auditoire 👀

  • Un sentiment d’engagement : votre regard témoigne de votre présence ici et maintenant
  • Voir et être vu : regarder vos interlocuteurs, c’est faire en sorte que leur attention soit portée sur vous

B. Regarder, c’est donner 🤲

  • Votre regard vous permet de prendre en considération l’existence de vos interlocuteurs et de vous attirer leur sympathie
  • Vos yeux scannent l’audience : vérifiez que personne n’a perdu le fil
  • Sans eye contact, vous ne pourrez pas établir de lien de confiance avec votre public

C. Humaniser votre discours 👩🏾

  • Vos yeux témoignent de votre implication émotionnelle
  • Le regard est un outil puissant de storytelling pour toucher le cerveau droit de vos interlocuteurs

Un conseil technique ? Évitez l’arrosage automatique !

raisons de pitcher avec les yeux

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